On a oublié que brûler de l’encens est un rituel universel et Millénaire qui Procure Energie ou Apaisement.

 

 

Depuis des millénaires, sur tous les continents, les hommes ont fait des fumigations pour honorer leurs dieux, accroître leur niveau de conscience et se soigner.

Qu’ils aient été chamans en Asie ou en Amérique, sorciers en Afrique ou prêtres en France ou en Egypte, ils avaient découvert que la fumée de certains bois et plantes pouvait apporter la sérénité, l’apaisement intérieur, qui est le fondement du bien-être.

Du latin incendere (brûler), désigne les bois, les plantes et les gommes qui dégagent des parfums en se consumant.

Mais l’encens véritable, ou oliban, correspond aux résines d’arbres de la famille boswllia, qui ne poussent que dans quelques régions du Soudan, d’Ethiopie, du Yémen et de Somalie.

Lorsque l’on consume de l’encens, les molécules odorantes, situées juste au-dessous du point d’incandescence, sont agitées par la chaleur et diffusées sans brûler.

Leur cheminement est rapide : en arrivant aux fosses nasales, elles déclenchent un signal que le nerf olfactif va directement transmettre au cerveau limbique.

Mais elles agissent aussi sur notre système neurovégétatif et sur la régulation de nos hormones.

Certains encens possèdent une action antibactérienne, passant dans le sang par les poumons comme l’armoise, on se sert d'une variété d'Armoise pour la pratique d'une médecine appelée la moxibustion.

On utilise l’oliban pour soigner les maladies pulmonaires et hépatiques.

En Inde, dans la rue, même les mendiants ont leurs bâtonnets pour leurs dévotions.

Au Japon, on "écoute" des encens aux odeurs différentes selon les saisons.

Et chez nous, comme si l’on ressentait inconsciemment ses vertus, chacun invente ses rituels, renoue à sa manière avec les anciennes traditions.

J’en fais brûler même, pour reconstruire mon espace personnel, au-delà du geste religieux ou thérapeutique, l’encens reste une harmonie que l’on peut transporter avec soi.

On trouve, hélas, trop de ces baguettes de bambou bon marché trempées dans des solvants et des parfums synthétiques. (Il est contre-indiqué de les brûler et ils n’ont d’encens que le nom).

Sélectionnez des encens naturels : les bois et les résines, les fleurs font davantage appel à la synthèse. La mention « 100 % naturel » figure sur l’emballage.

Les étiquettes des produits potentiellement polluant afin que le consommateur puisse distinguer les encens "vertueux" de ceux potentiellement dangereux, tel est le projet de réglementation du Plan national, pour la qualité de l’air intérieur publié par le gouvernement en 2013.